La marchandisation de l’eau

Photo © Guy Focant

Photo © Guy Focant

De nos jours les garanties sur 100 ans sont difficiles à croire.  Surtout celles émanant d’un « partenaire » qui fore clandestinement, remet en question des accords conclus en 1984 et ne met pas en oeuvre la concertation décidée en 2008.

Dès lors nous craignons que l’eau de distribution de Rochefort  connaisse à terme une substantielle augmentation de prix.

Le prix de l’eau brute (eau que la Ville achète à Nisramont, en cas de pénurie d’eau) est de 1 euro/m³. C’est le prix auquel l’Abbaye cède l’eau à la Ville, officiellement (chiffres repris dans la comptabilité de l’abbaye). Sauf que l’abbaye rétrocède cet argent à la Ville, faisant ainsi une opération nulle (eau gratuitement offerte à la Ville).

Si pompage il y a, les coûts de l’électricité pour 800.000 m³/an qu’il faut absolument pomper pour ne pas retrouver un lac en lieu et place de la carrière, seraient de 100.000 euros/an selon Lhoist et 400.000 euros selon d’autres experts (0.5 euros/m³).

Lhoist s’engage à prendre en charge ces frais et nous supposons tout le reste (entretiens, achat de pompes, manutention, …). Encore faut-il que Lhoist respecte cet engagement, sinon ces frais seront imputés dans la facture du consommateur ou déduits des recettes de la Ville, ce qui revient un peu au même.

Lorsque l’exploitation de la carrière sera  achevée (2043) qui peut garantir que la multinationale Lhoist maintiendra un système mécanique essentiel à la Ville de Rochefort ?

Qui peut souhaiter détruire un écosystème pérenne pour d’hypothétiques systèmes, chers, énergivores et privés ?

Sur le sujet de la marchandisation de l’eau et l’absolue nécessité de maintenir les ressources existantes nous vous conseillons de lire les textes de suivant du professeur Riccardo Petrella : Vers l’eau technologique ?, Le Manifeste de l’Eau chez CaféBabel, Le Manifeste de l’Eau pour un contrat mondial

Aidez-nous à protéger la Tridaine en partageant cet article!

Articles similaires

Terre Entridaine

Comme bien avant le 18ème siècle, où elle était joliment baptisée «Terre Entridaine», c’est la même terre qui, aujourd’hui encore, recueille l’eau de la source … Lire plus

Plus d'actualités similaires