Les trappistes de Rochefort sont en danger. Un projet d’extension de la carrière de la Boverie menace la pérennité de la source Tridaine utilisée par la brasserie de l'abbaye. Aidez-nous à la protéger!

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En réaction au reportage de Ma Télé de ce lundi 10 mars

L’Abbaye Notre-Dame de Saint-Rémy de Rochefort ne refuse pas le dialogue.

M. Bellot, bourgmestre de Rochefort, a décidé d’organiser ce 10 mars une réunion avec Lhoist et l’Abbaye. Cette dernière a répondu qu’elle préférait d’abord demander à ses conseils de prendre contact avec ceux de la société Lhoist.
« Le passé nous a prouvé que ce type de réunion demande une bonne préparation. Et c’est justement à cette préparation que nous travaillons. Le moment venu, c’est volontiers que nous proposerons une rencontre aux responsables de Lhoist afin d’amorcer ensemble un débat constructif et respectueux de toutes les parties. La Communauté de l’Abbaye Notre-Dame de Saint-Rémy ne fuit en rien ses responsabilités et c’est précisément la raison pour laquelle nous poursuivons notre objectif qui est de préserver La Tridaine.», déclare le frère Jean-Paul.

lettre-Objet - Source de Tridaine - Proposition de rencontre

Réponse au Bourgmestre 28 février 2014

L’Abbaye de Rochefort a pris acte de la décision du Ministre Henry

Rochefort, le 31 janvier 2014. – L’abbaye Notre-Dame de Saint-Remy de Rochefort  a pris connaissance de la décision du Ministre Henry de refuser  à Lhoist Industrie le permis d’environnement pour «  la  production d’électricité, de gaz, de vapeur et d’eau chaude, permettant de créer des prises d’eau et piézomètre en vue de vérifier la faisabilité technique de l’approfondissement de la carrière ».
« Nous nous réjouissons que cette décision permette de sauvegarder l’écosystème Tridaine » a déclaré  Père Abbé.

“Ce n’est pas la pierre ou la bière. C’est l’un et l’autre.”

“Ce n’est pas
la pierre
ou la bière.
C’est l’un
et l’autre.”

Lhoist Industrie

 

Ceci est un slogan facile et vide de sens qui ne brille que par l’association des mots.

Et d’abord, il ne s’agit pas de pierre et de bière mais de pierre et d’eau.

Cinq mille ménages au moins consomment logiquement un bien naturel qui leur appartient.

En bons pères de famille.

Il n’y a là destruction d’aucune ressource.

La brasserie, elle aussi, utilise cette ressource naturelle, renouvelable, en la respectant et en la protégeant.

Le Carrier exploite une autre ressource naturelle, non renouvelable : la pierre, en la faisant disparaître, absolument.

Sacrée différence !

La pierre est détruite et son milieu naturel vidé.

En quelques années.

Et pour toujours !

Comme respect, on a vu mieux.

Avec la pierre, c’est aussi l’eau qui s’en va, qui se perd…
Pour toujours !

Une eau précieuse qui a habité la pierre, qui s’y est protégée et qui s’en est nourrie.

Pendant des siècles, des millénaires.

Et… dans trente ans peut-être… ce sera fini.

Il n’y aura plus de pierre,

il n’y aura plus d’eau.

Où une autre eau, bien moins bonne et bien plus chère.

Une eau qui nous aura été volée. Qui ne nous appartiendra plus.

Voilà sans doute le sens caché du slogan : « Ce n’est pas la pierre ou la bière (l’eau). C’est l’un et l’autre »… que nous voulons ! … tant qu’il en reste !

Et dans trente ans il n’y aura plus de pierre, plus d’eau et… plus d’emplois… !

 

Fr. Jean-Paul

Réaction du Comité de Citoyens de Tridaine!

Suite aux compte-rendus dans la presse des réunions d’information de Lhoist en regard des pertes d’emplois qu’occasionnerait le refus de leur projet d’approfondissement de leur carrière de la Boverie, à Rochefort, le Comité de citoyens souhaiterait attirer l’attention sur
• le fait que Lhoist n’a une autorisation d’exploiter que jusqu’en 2025, et qu’il leur a même été interdit d’exploiter plus bas que 220 m!
• l’eau de Tridaine n’alimente pas que la brasserie de l’Abbaye de Saint Remy, mais également plus 7000 habitants de Rochefort!
• le bien-fondé des arguments évoqués par les citoyens dans leur recours contre le permis d’environnement octroyé à Lhoist pour ses tests de pompage,
• les pertes d’emplois que Lhoist évoque se produiront quel que soit l’avenir de leur projet, que ce soit dans 10 ou dans 30 ans,
• l’eau est notre OR BLEU, il ne doit pas être négligé au profit de valeurs économiques, nous devons la protéger contre les menaces qui pèsent sur cette inestimable ressource naturelle, que l’homme met perpétuellement en danger.

Que fait Lhoist pour prévenir ces pertes d’emplois annoncées ?
Nous ne pouvons accepter que l’opposition au projet écocide de Lhoist soit considérée comme responsable de la perte d’emplois dont personne n’a encore assuré la pérennité! Il est temps que l’entreprise Lhoist comprenne que les 468 emplois qu’elle brandit comme bouclier à toute opposition à leur projet doivent être valorisés, que chacune des personnes qu’elle emploie a droit à la considération de sa carrière dans la région, et qu’elles ne seront pas abandonnées par leur employeurs!

Le Comité Source Tridaine a toujours soutenu le personnel de Lhoist, en attirant l’attention sur leur reconversion professionnelle, que ce soit dans un futur proche ou lointain. Il a également toujours fait preuve d’ouverture pour expliquer la teneur de ses inquiétudes et de ses arguments contre le projet d’approfondissement de la carrière de la Boverie, qui sont :
• l’absence d’évaluation des incidences sur l’environnement que peuvent occasionner les tests de pompage, tels que
• la potentielle irréversibilité des tests de pompage sur l’aquifère de la Boverie, ceux-ci pouvant engendrer des altérations de la qualité de l’eau, des altérations de nature kastique pouvant provoquer des effondrements, notamment dans la galerie de Tridaine, et qui pourraient mettre en péril l’approvisionnement de la source,
• l’impact sur l’aquifère de la Boverie occasionné par les pompages profonds, qui vont inévitablement engendrer des perturbations hydrogéologiques,
• l’impact sur les écosystèmes de la galerie de Tridaine, en ce compris des espèces de chauves-souris qui sont protégées au niveau européen,
• l’impact sur la biodiversité de zones pourtant désignées Sites de Grand Intérêt Biologique et proposées en Natura 2000, qui seraient affectées par les travaux à réaliser dans le cadre des tests de pompages,
• l’augmentation des risques d’atteinte de la nappe aquifère par des pollutions diverses, en raison de l’augmentation des sources de pollution par les pompages et leur mise en place,
• le stress hydrique provoqué par un abaissement de la nappe sur tout l’écosystème situé au droit de celle-ci.

Au delà des tests de pompage, Lhoist envisage l’approfondissement de la carrière de la Boverie, qui nécessite un puissant pompage pour rabattre la nappe de 50m. Nous nous opposons au projet en raison
• des dépenses énergétiques considérables, nécessaires ad vitam pour assurer le pompage de l’eau et l’approvisionnement en eau de l’Abbaye et des citoyens de Rochefort,
• de la disparition de la source Tridaine telle qu’elle existe aujourd’hui, et de la disparition de l’aquifère de la Boverie comme source d’eau qui alimente plus de 7000 rochefortois,
• de l’appropriation de l’eau, qui est un bien commun, par un industriel, pour les intérêts de son activité économique.

Enfin, nous exhortons le monde politique rochefortois, les forces économiques en présence, et les citoyens, à se mettre autour de la table pour envisager l’avenir de l’emploi des travailleurs, pour que quelle que soit l’issue de la décision sur le permis, l’emploi soit assuré, et que les travailleurs se sentent rassurés et soutenus, CE QUE NOUS DEMANDONS DEPUIS LE DEBUT DE NOS ACTIONS.